J'aime les militaires !

Du 20 janvier au 13 mai 2007

Clin d'œil à la première destination de la caserne Villars, quartier de cavalerie construit à la fin du règne de Louis XV, devenu lieu d'accueil du CNCS, cette exposition permet la découverte de la variété et de l'originalité des costumes de scène d'inspiration militaire, souvent très surprenants.

Les uniformes sont aujourd'hui à la mode, mais sait-on que ces strictes et éclatantes tenues ont aussi traversé l'histoire des arts de la scène et que les multiples perceptions du personnage du soldat, depuis son apparition relativement tardive sur les planches jusqu'à nos jours, révèlent beaucoup sur l'évolution de l'art dramatique et sur ses implications politiques, sociales ou philosophiques ?

Le « genre militaire » a irrigué toutes les formes de spectacle, du cirque, directement issu des carrousels équestres des régiments de cavalerie, au café-concert, où se sont particulièrement illustrés le comique troupier et la chansonnette bouffonne et patriotique avec Polin, par exemple, en passant par l’opéra ("L’Aiglon", "Carmen", "Wozzeck", "La Grande duchesse de Gerolstein", "La Fille du régiment", "Bolivar"), le ballet ("Printemps à Vienne", "La Valse") et les pièces de théâtre ("Le Café", "Le Balcon"…).

De la pimpante représentation cocardière au guerrier en treillis de notre répertoire contemporain, cette exposition propose un parcours parmi les codes du costume militaire et les interprétations réalistes, caricaturales, voire dramatiques, que les artistes de la scène ont pu en donner.

Dans tous les cas, l'élégance, l'intensité graphique et l'extrême diversité des modes guerrières ont permis aux costumiers de créer des tenues allant de la fantaisie la plus débridée à la plus austère rigueur, dans un subtil dialogue avec les règlements qui régissent les véritables vêtements militaires.

Le parti scénographique de l'exposition

S'interroger sur la place du militaire dans le répertoire scénique, c'est également poser la question du rapport à l'Histoire qu'entretiennent ces créations ou les mises en scène qui les renouvellent et les réactualisent. La chronique des arts du spectacle ne s'écrit pas seulement par des œuvres, elle s'incarne également dans des lieux, dans des théâtres où se sont déroulés des moments clefs de cette histoire artistique, voire de l'Histoire majuscule.

Chacune des vitrines de l'exposition est dédiée à un théâtre ayant marqué une étape de l'histoire scénique : on évoque ainsi le Châtelet à l'époque des grands « drames militaires » pour l'accueil desquels il fut construit, l'Odéon, lieu de création des Paravents de Jean Genet et quartier général de la contestation de l'autorité en 1968, l'Opéra-Comique et Carmen…

Sont ainsi présentés : une centaine de costumes, des maquettes, accessoires illustrant des métiers liés à la fabrication des costumes militaires, des affiches, photos, sculptures…

Commissariat de l’exposition et direction artistique

Olivier Renaudeau

Conservateur, chargé du département des armes et armures anciennes au musée de l’Armée.
Olivier Renaudeau, né en 1967, Conservateur du patrimoine, est depuis 2006 chef du Département Ancien (armes et armures) au musée de l’Armée à Paris. Ces recherches portent...

Conservateur, chargé du département des armes et armures anciennes au musée de l’Armée.
Olivier Renaudeau, né en 1967, Conservateur du patrimoine, est depuis 2006 chef du Département Ancien (armes et armures) au musée de l’Armée à Paris. Ces recherches portent particulièrement sur l’histoire du costume civil et militaire au Moyen Âge et à la Renaissance. Il a assuré le commissariat de plusieurs expositions consacrées, par exemple, aux costumes et aux personnages militaires dans les arts du spectacle  comme « J’aime les Militaires » au Centre national du Costume de scène de janvier à mai 2007 et au musée de l’Armée du 27 octobre 2007 au 2 mars 2008, à l’art de l’armure (Chefs d’œuvre de l’Armurerie de Malte, musée de l’Armée, 21 octobre 2008 – 11 janvier 2009 et Sous l’Egide de Mars, Armures des Princes d’Europe, musée de l’Armée, 16 mars – 26 juin 2011.

 

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Michel Albertini

Scénographe

Michel Albertini mène parallèlement une carrière d’acteur, d’auteur et de scénographe.
Après des études théâtrales au Conservatoire National d’Art Dramatique de Paris, Michel Albertini joue dans une centaine de films autant pour le cinéma que pour la...

Scénographe

Michel Albertini mène parallèlement une carrière d’acteur, d’auteur et de scénographe.
Après des études théâtrales au Conservatoire National d’Art Dramatique de Paris, Michel Albertini joue dans une centaine de films autant pour le cinéma que pour la télévision. Il travaille régulièrement dans les théâtres français ou étranger comme la Fenice à Venise où il a interprété Le Martyre de Saint Sébastien.
Il a écrit plusieurs pièces de théâtre, notamment Les Merdicoles joué à la Comédie-Française, plusieurs romans parus chez différents éditeurs.
Michel Albertini a mis en scène plusieurs opéras d’Offenbach, Monsieur Choufleuri, Les Dames de la halle, Pomme d’Api …
Au CNCS : Michel Albertini a scénographié l’exposition « J’aime les militaires ! » reprise au Musée de l’Armée à Paris, puis en collaboration avec Christian Lacroix, l’exposition « Christian Lacroix, costumier ».

 

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