Mozart sous les étoiles "L'enlèvement au Sérail"

Venez assister à une retransmission en direct et en plein air depuis l'Opéra de Lyon

Au cœur de l’été, l’Opéra de Lyon sort de ses murs et vous invite à passer une soirée en plein air, sous les étoiles. Après La Traviata (2009), Porgy and Bess (2010), Cosi fan tutte (2011), Carmen (2012), La Flûte enchantée (2013), Le Comte Ory (2014) et Atvakhabar Rhapsodies(2015) retrouvez l'Opéra de Lyon dans L'Enlèvement au Sérail en direct et en simultané, diffuse gratuitement Samedi 9 Juillet dès 21h.

Sur grand écran, en plein air et en direct de l’Opéra de Lyon, L’Enlèvement au Sérail de Mozart (fin de la retransmission à minuit), buvette.
Visite nocturne de l’exposition à partir de 18h. La visite sera suivie d'une dîner "plancha" au Café-brasserie. Tarif visite + dîner (sur réservation) : 20€

 

 

Le spectacle

L’Enlèvement au sérail
Die Entführung aus dem Serail

Singspiel en trois actes, 1782
Wolfgang Amadeus Mozart
Livret de Johann Gottlieb Stephanie, d’après Bretzner
Nouvelle production

Direction musicale : Stefano Montanari
Mise en scène et réécriture des dialogues : Wajdi Mouawad
Orchestre et Chœurs de l'Opéra de Lyon

L’histoire 

Pour sauver Konstanze, sa bien-aimée retenue depuis deux ans dans le sérail du pacha Selim, Belmonte arrive seul, dans ce pays d’Orient. Pedrillo, valet de Belmonte, et Blonde, suivante de Konstanze, sont également prisonniers dans le beau palais gardé par le féroce Osmin, épris de Blonde, comme Selim l’est de Konstanze. Entre ces six personnages en quête d’amour, vont et viennent des sentiments profonds et ambivalents… L’évasion échoue. Les héros vont frôler la mort…
Wajdi Mouawad, metteur en scène libano-canadien, propose sa lecture de L’Enlèvement au sérail : la rencontre entre l’Orient et l’Occident, la révélation de ce qui les réunit. Un humanisme qui démontre que cet opéra est un magnifique exemple de tolérance. 
Pour favoriser la compréhension de l’histoire, l’opéra estsous-titré en français lors de la vidéotransmission du 9 juillet.

Des lectures variées


Créé en 1782, L’Enlèvement au sérail est un ouvrage ambigu. Sur le papier, ce sinsgspiel, sorte d’opéra-comique allemand, narre l’histoire sympathique de jeunes amoureux éloignés qui récupèrent leur liberté à la cour d’un Sultan. Et on peut encore pousser la caricature en versant dans la turquerie très en vogue à l’époque dont l’odieux Osmin est le prototype parfait. Mais on peut aussi renverser l’image et découvrir la personnalité du bon barbare, très présente dans le théâtre de l’époque. Et l’humanisme du sultan nous emmène par moment bien loin des sauvages tortionnaires de l’ennemi ottoman pour se révéler un homme juste et sage. Projetons le raisonnement un peu plus loin et on débouche sur la théorie du despote éclairé dont l’Empereur Joseph II se veut lui-même l’archétype. Et voilà que nous avons parcouru un bien étrange voyage des racines de la comédie populaire au conte philosophique sans nous éloigner un seul instant des ressorts inhérents au livret de Stephanie.

Une composante amoureuse ?
Et encore devrions-nous ajouter un chapitre supplémentaire, celui du sentiment car le Mozart qui compose cet opéra est aussi cet amoureux transi qui tente de convoler en justes noces avec Constance, à travers le rejet de son père et les manipulations de sa belle-mère.  

L’indispensable réconciliation
L’ensemble de ces angles de lecture permet donc toutes les pertinences, ce qui n’est pas évident au regard d’une actualité qui fait que cet éternel faux divertissement ne cesse de poser des problèmes de société. L’œuvre demeure par-dessus tout un superbe exemple de tolérance. 
Gageons que ce fin connaisseur de la tragédie grecque qu’est Wajdi Mouawad saura trouver l’angle de lecture. Ses mises en scènes laissent rarement indifférent : « On ne va pas impunément, l’air de rien, voir un spectacle de Wajdi Mouawad : on en ressort généralement les yeux mouillés et avec une féroce envie de parler de tout, de rien, du sentiment de la vie, de ce métier comme le dit Pavese de ce dur métier qu’est de vivre. Assister a un de ses spectacles c’est y participer, accepter d’être pris dans un maelström d’émotions, de sensations, essayer d’y mettre de l’ordre, tout en sachant que le drame est sous-jacent et que le pire peut advenir. Le théâtre est pour lui catharsis et ce n’est pas indifférent de savoir qu’il revisite sans cesse et sans relâche Sophocle et Shakespeare. » Laure Adler.

Liens 

Vidéo - Interview de Wajdi Mouawad, metteur en scène : https://www.youtube.com/watch?v=5fU_jJ1ek4I
Page web de l’évènement : http://www.opera-lyon.com/page/mozart-sous-les-etoiles
Page web du spectacle : http://www.opera-lyon.com/spectacle/opera/lenlevement-au-serail