Costumes des Mille et une nuits

Du 17 mai au 11 novembre 2008

Depuis des siècles, l’Occident rêve des mirages d’Orient. Et depuis trois siècles, les artisans du spectacle, riches de leur imagination, créent le dépaysement, fignolant un ailleurs en décors et en costumes, trésors chatoyants d’exotisme. Les contes des Mille et une Nuits font partie de notre imaginaire collectif et bien des œuvres scéniques, pièces de théâtre, opéras, ballets, revues puisent leurs thèmes dans le récit de ces contes.

Le CNCS lève le rideau, en décors et en costumes, sur ce fabuleux voyage en Orient.

Depuis ses premières représentations, le spectacle invite au voyage, parcourant le temps et la terre. Sur la scène des théâtres, sur les tréteaux des spectacles de foire ainsi que sur les plateaux des très officiels théâtres de l’Académie royale de musique et de la Comédie-Française, s’opère cette évocation magique du rêve merveilleux du voyage vers l’Orient.

Sultanes, almées, vizirs et maharadjas enchantent le public.

Les pièces de Molière ou de Racine, les opéras de Rameau et de Gluck, les tragédies de Voltaire abondent en turqueries, récits et épopées en pays d’Orient montés avec le plus grand soin. "Bajazet ", la turquerie du "Bourgeois gentilhomme", "Les Indes galantes" de Rameau, "Zadig" de Voltaire.

Au XIXe siècle, le voyage en Orient des artistes romantiques est une fuite vers le paradis. D’autres conventions naîtront, tout ballet digne de ce nom distribue bayadères, almées, péris, dans un joyeux mélange offrant tous les trésors de l’exotisme, et jamais le public ne s’en lassera, même si l’Orient se banalise : "La Péri", "Les Bayadères" et "La Caravane du Caire", "Ali Baba", comme "Aladin", ou encore "Marouf, savetier du Caire"...

Les Ballets Russes et l’explosion des couleurs de Léon Bakst pour les décors et costumes de "Shéhérazade" feront vibrer les spectateurs que Nijinsky ensorcelle. Le couturier Paul Poiret transforme toutes les femmes en sultanes. Au XXe siècle, voyage et vitesse repoussent les limites du monde connu. Pourtant, toute une jeunesse fera de Katmandou son rêve lointain, tandis que la mode tirant parti de tout, retrouvera kaftans et turbans. Même si de nos jours règne la mondialisation, les charmes de l'Orient des "Mille et une nuits" sont encore bien puissants sur scène comme en témoignent les splendeurs de "La Bayadère" ou de "Shéhérazade".

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Commissariat de l’exposition et direction artistique

Michel Albertini

Michel Albertini mène parallèlement une carrière d’acteur, d’auteur et de scénographe.

Après des études théâtrales au Conservatoire National d’Art Dramatique de Paris, Michel Albertini joue dans une centaine de films autant pour le cinéma que pour la télévision. Il...

Michel Albertini mène parallèlement une carrière d’acteur, d’auteur et de scénographe.

Après des études théâtrales au Conservatoire National d’Art Dramatique de Paris, Michel Albertini joue dans une centaine de films autant pour le cinéma que pour la télévision. Il travaille régulièrement dans les théâtres français ou étranger comme la Fenice à Venise où il a interprété Le Martyre de Saint Sébastien.

Il a écrit plusieurs pièces de théâtre, notamment Les Merdicoles joué à la Comédie-Française, plusieurs romans parus chez différents éditeurs. Michel Albertini a mis en scène plusieurs opéras d’Offenbach, Monsieur Choufleuri, Les Dames de la halle, Pomme d’Api

Au CNCS : Michel Albertini a scénographié l’exposition « J’aime les militaires ! » reprise au Musée de l’Armée à Paris, puis en collaboration avec Christian Lacroix, l’exposition « Christian Lacroix, costumier ».

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Martine Kahane

Conservateur général des bibliothèques
Martine Kahane a été de 2006 à 2011 la directrice du Centre national du costume de scène. Conservateur général des bibliothèques, Martine Kahane s’est attachée pendant trente-cinq ans à participer à la constitution de la mémoire de...

Conservateur général des bibliothèques
Martine Kahane a été de 2006 à 2011 la directrice du Centre national du costume de scène. Conservateur général des bibliothèques, Martine Kahane s’est attachée pendant trente-cinq ans à participer à la constitution de la mémoire de l’Opéra national de Paris. Elle a d’abord dirigé la Bibliothèque-Musée de l’Opéra (qui dépend de la BnF), avant de créer et de diriger le Service Culturel, à la demande d’Hugues Gall, alors directeur de l’Opéra national de Paris. Le Palais Garnier est sa terre d’élection, le XIXe siècle sa période favorite, La Petite danseuse de quatorze ans de Degas son œuvre préférée, d’où une vingtaine d’expositions et autant de publications sur l’architecture de Charles Garnier, les ateliers de costumes et la compagnie du Ballet de l’Opéra, les Ballets Russes de Diaghilev…

 

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